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A la une La chine s'éveille : La bande-annonce officielle !

Premières images pour commencer votre immersion dans le Festival La chine s'éveille. Découvrez ci-dessous la bande-annonce officielle avec extraits et commentaires. Bon voyage...en attendant le 28 janvier.

 
A la une 12 documentaires chinois, La chine s'éveille : les dates, horaires et l'accès aux séances

Du 28 janvier au 03 février 2009, le festival La chine s'éveille investit le cinéma Le Lincoln à Paris. Chaque jour (à l'exception du Dimanche, horaires spéciaux), découvrez de nouveaux documentaires à raison de 4 séances par jour (13H45 - 16H - 18H  -20H). Chaque séance présente deux documentaires différents de 52 minutes selon une thématique précise. La séance de 20h sera marquée par des rencontres/débats avec des sinologues et journalistes. Découvrez ci-dessous la programmation et ses dates !

MERCREDI 28 JANVIER

LES DIPLOMES + TRIBUNAL ITINERANT13:45
LA GRANDE FAMILLE + L'ENFANT DE PERSONNE16:00
3 CORDES POUR 2 CONTEURS + NUSHU18:00
LA MAISON DE MR JIANG + LE NOUVEL ABRI20:00
DEBAT "L'HOMME ET SON HABITAT" 

JEUDI 29 JANVIER

LA MAISON DE MR JIANG + LE NOUVEL ABRI13:45
D'UN PATIENT A L'AUTRE + REVE DE PIANO16:00
LA ROUTE DU THE18:00
LES DIPLOMES + TRIBUNAL ITINERANT20:00
DEBAT "DESTINS ET SOCIETES"

VENDREDI 30 JANVIER

LA DERNIERE MIGRATION + UNE SAISON COMME UNE AUTRE13:45
LA ROUTE DU THE16:00
D'UN PATIENT A L'AUTRE + REVE DE PIANO18:00
LA GRANDE FAMILLE + L'ENFANT DE PERSONNE20:00
DEBAT "RENCONTRE DES GENERATIONS"

SAMEDI 31 JANVIER

LA GRANDE FAMILLE + L'ENFANT DE PERSONNE13:45
LA MAISON DE MR JIANG + LE NOUVEL ABRI16:00
LES DIPLOMES + TRIBUNAL ITINERANT18:00
3 CORDES POUR 2 CONTEURS + NUSHU20:00
DEBAT "TRADITIONS FACE A LA MODERNITE"

DIMANCHE 1ER FEVRIER

LES DIPLOMES + TRIBUNAL ITINERANT11:30
LA ROUTE DU THE13:45
D'UN PATIENT A L'AUTRE + REVE DE PIANO16:00
DEBAT "AU SERVICE DE L'AUTRE"
LA DERNIERE MIGRATION + UNE SAISON COMME UNE AUTRE20:00

LUNDI 2 FEVRIER

D'UN PATIENT A L'AUTRE + REVE DE PIANO13:45
3 CORDES POUR 2 CONTEURS + NUSHU16:00
LA GRANDE FAMILLE + L'ENFANT DE PERSONNE18:00
LA DERNIERE MIGRATION + UNE SAISON COMME UNE AUTRE20:00
DEBAT "MOBILITE DANS LE MONDE RURAL"

MARDI 3 FEVRIER

LA DERNIERE MIGRATION + UNE SAISON COMME UNE AUTRE13:45
LA MAISON DE MR JIANG + LE NOUVEL ABRI16:00
3 CORDES POUR 2 CONTEURS + NUSHU18:00
LA ROUTE DU THE20:00
DEBAT EN PRESENCE DU REALISATEUR DE LA ROUTE DU THE

Cinéma Le Lincoln, 14 rue Lincoln 75008 Paris

M° George V - FD Roosevelt

- Plein tarif 8.80 euros
- Tarif réduit 6.90 euros
- Forfait 6 places 34.50 euros 
 

 
A la une La chine s'éveille : tous les films du festival en un clic !

Cliquez sur l'image de votre choix pour accéder à la fiche du film !

 

                                

                         

                        

 

De haut en bas et de gauche à droite : La maison de Monsieur Jiang, Les diplomés, La grande famille, Trois cordes pour deux conteurs, D'un patient à l'autre, La dernière migration,  Le nouvel abri , Le tribunal itinérant, L'enfant de personne , Nu Shu, Rêves de Piano, Une saison comme une autre

 
A la une Un festival, des regards sur la Chine

1,3 milliard de Chinois et moi et moi et moi…


Où l’on découvre que l’évolution de la Chine, souvent synonyme de fantasmes inquiétants pour le monde, est avant tout une réalité difficile à vivre pour les Chinois eux-mêmes. Portraits de citoyens du monde dans un pays d’1,3 milliard d’individus.

Le Festival “La Chine s’éveille” présente une collection de 12 documentaires, au Cinéma le Lincoln à Paris du 28 janvier au 3 février 2009. Ces films d’une durée de 52 min chacun sont co-produits par la France et la Chine et réalisés par de jeunes réalisateurs chinois. Après Paris, le festival ira à la rencontre des régions (une tournée de 20 régions est prévue).

A l’origine du projet, Michel Noll, auteur, réalisateur, producteur de nombreux documentaires et directeur artistique depuis 6 ans du festival de documentaires de Canton. Ce passionné de la Chine a constitué un collectif de réalisateurs à qui il a confié la mission de montrer avec authenticité leur Chine, celle qu’ils vivent au quotidien. Au cours de ses années passées en Chine, Michel Noll raconte avoir rencontré “des hommes et de femmes déboussolés, en quête d’une nouvelle identité, cherchant, après des siècles d’isolement, à trouver leur place dans le monde d’aujourd’hui. Bien au-delà des discours politiques et idéologiques, ces chinois montrent une humanité bouleversante, une richesse d’émotions extraordinaire, un sens de la solidarité bien loin des individualistes occidentaux”.

Chaque film raconte une histoire, au coeur des cités, des familles, des universités, des campagnes abordant ainsi chacun un thème différent allant de la condition féminine, à l’éducation, la solidarité, la famille ou la révolution culturelle.

Le Cinéma le Lincoln présentera 8 films par jour sur 4 séances qui seront suivies tous les soirs d’un débat animé par les réalisateurs, des sinologues et des journalistes. L'occasion de fêter le nouvel an chinois comme il se doit !

 
Emmanuel Lincot évoque ses coups de coeur

Emmanuel Lincot est spécialiste d'histoire culturelle contemporaine chinoises. Il dirige la Chaire des Etudes Chinoises Contemporaines à l'Institut Catholique de Paris. Son dernier livre, "Regard sur la Chine" est paru chez You Feng en novembre 2008. Il animera plusieurs débats pendant le festival (les 31/01 et 01 et 02/02) et nous en dit plus sur neuf de ses films préférés projetés du 28 janvier au 3 février au cinéma Le Lincoln dans le cadre de La chine s'éveille.

Rêves de piano – Han Junqian

« Si je me retourne, je ne trouverai pas la paix » : bouleversant, ce film nous montre la pugnacité d’une mère pour élever son enfant, jeune prodige maîtrisant l’art du piano. Proscrite, il y a moins de quarante ans, pour cause de Révolution culturelle, l’étude du piano est indissociable dans les tentatives de promouvoir une culture élitiste en Chine contemporaine. Le savoir mais aussi le don de soi s’inscrivent dans une réhabilitation des valeurs confucéennes. Elles entrent parfois en tension avec une modernité d’abord caractérisée par le souci de la performance mais aussi la quête d’une réalisation spirituelle et esthétique.

D’un patient à l’autre – Zhang Wenqing

Terre jaune : telle est la Chine du nord-ouest dont la beauté austère inspira plus d’un artiste.

« D’un patient à l’autre » est d’une grande poésie. Nous y suivons un médecin d’une rare bonté. Dans l’intimité des paysans du Shaanxi, se dévoile la sage pratique du Rujia, cet homme de bon sens que louent les Classiques de la tradition chinoise. Avec lui, nous découvrons les habitats troglodytes aménagés dans les collines de loess, et les scènes de funérailles poignantes d’un monde rural qui est entrain de disparaître… Nous avons là l’œuvre d’un grand cinéaste qui n’est pas sans évoquer Biquefarre de Georges Rouquier.

Trois cordes pour deux conteurs – Zhang Wenqing

C’est la vie d’un couple de conteurs qui s’entredéchire et dont la vie est à l’image des difficultés que subit leur région : crise économique et progression tragique du désert de Gobi. Le cinéaste Zhang Wenqing s’est fait ethnographe. Il brosse fidèlement le portrait des paysans des régions du Fleuve Jaune. Il nous livre également un recueil d’histoires et de chants d’une admirable diversité qui nous offrent comme une bouffée de passé, mieux, nous apportent, miraculeusement préservés, des pans entiers d’un monde, et d’un mode de colportage littéraire, voués à disparaître.

La dernière migration – Zhang Yan  et Huang Lingping

Ce film nous conduit au Jiangnan, dans la région méridionale et karstique du Guangxi. L’une des plus pauvres du pays, le Guangxi est constitué d’une mosaïque de peuples. Les Yao sont ici filmés. Ayant longtemps privilégié la culture sur brûlis, ils sont encouragés par les autorités Han à se sédentariser. Ce changement conduit les Yao à décider de nouvelles formes de sociabilité. Elles sont soumises à un vote. Comme l’avait montré le sociologue Fei Xiaotong pour la province limitrophe du Yunnan, la pratique de la démocratie villageoise en gère le principe. 

 

 

Les diplômés - Gao Song

« Xia hai ! » ou l’art de se jeter à l’eau. Pour des millions de jeunes diplômés du Sichuan et d’ailleurs, la recherche d’un emploi commence à l’été. Déboires et désillusions les attendent. La société est dure pour ce prolétariat d’intellectuels chaque année plus nombreux. Réalisé en 2004 par Gao Song, ce film est prémonitoire des difficultés qu’accentue la crise financière actuelle pour une génération que l’Université ne prépare guère aux mutations sociales de la Chine.

Le nouvel abri – Zhang Xiaolei et Li Lin

Province du Guangdong : des inondations détruisent des milliers de villages. Les cinéastes suivent le destin d’une famille tiraillée entre un égoïsme de survie et une solidarité villageoise qui l’emporte. Ce film nous montre les différents acteurs d’une société qui n’est plus sous l’emprise du seul Etat-Parti. Des mécènes, des ONG concourent auprès des populations sinistrées et montrent leurs talents d’improvisation. Un documentaire exceptionnel qui est aussi un démenti sur la prétendue inexistence d’une société civile en Chine.

Une saison comme une autre – Zhang Wenqing

Province aride et rurale du Ningxia à majorité Hui. Ce film nous raconte l’histoire de saisonniers musulmans vendant leur force de travail à des exploitations voisines. Leur avenir est incertain. Face à la mécanisation des pratiques agricoles, l’éducation des enfants semble être le seul avenir. Mais les études ont un prix. Dilemme pour une société menacée mais fière de ses traditions.

La grande famille – Lingping Huang

Nous sommes au Jiangnan, dans le sud de la Chine. Vie âpre d’une famille soumise à l’autorité du patriarcat et tiraillements. La grande famille pourrait être l’adaptation moderne du Rêve dans le Pavillon Rouge, célèbre roman chinois de la période impériale et métaphore d’une décomposition des relations entre les différentes générations vivant sous un même toit.

Nu Shu – Yue Qing Yang

Culture de femmes… Au sein de la minorité ethnique des Yao dans la province du Hunan, s’est développé jusqu’à la Révolution Culturelle un système d’écriture dérivé des pictogrammes chinois. Moyen de communication cryptée, talisman de survie en une société patriarcale où le pouvoir des hommes et la morale néo-confucéenne contraignait des millions de femmes, le Nu Shu eut pour support des mouchoirs, des éventails et des broderies ; il établit une contre-culture et une société de langage exclusivement féminine.

                                                                                                          - Emmanuel Lincot -

 

 

 
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